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Les pathologies digestives hautes : cavité buccale, œsophage, estomac

Les différentes pathologies

Reflux gastro-oesophagien (RGO)

Définition

RGO
Remontée passive du liquide gastrique vers l’œsophage. Pathologique lorsqu'il devient répétitif, prolongé ou symptomatique.

Causes principales

  • Inefficacité de la barrière anti-reflux due à :
  • Pression abdominale excessive (grossesse, obésité androïde).
  • Prise de certains médicaments (progestérone, AINS).
  • Problèmes mécaniques (diminution du tonus du sphincter, malformations congénitales).
  • Consommation excessive d'alcool, tabac et autres irritants.

Symptômes

  • Brûlures, régurgitations, dysphagie, hoquet, éructations.
  • Douleurs postprandiales, aggravées en position couchée ou en cas d'antéflexion.

Complications

  • Œsophagite peptique, sténose peptique.
  • Complications respiratoires (asthme, infections bronchopulmonaires) et ORL (laryngites, dysphonies).

Prise en charge diététique

  • Éliminer les causes alimentaires (alcool, caféine, gras, fibres en excès).
  • Fractionner les repas (4-5 par jour) pour limiter la distension gastrique.
  • Réduction pondérale en cas d'obésité.
  • Privilégier une alimentation de confort digestif.
  • Modifier l'environnement des repas : posture à table, vêtements amples, surélévation de la tête du lit.


Œsophagite

Œsophagite peptique (complication du RGO)


Symptômes

  • Douleurs aggravées, sialorrhée, odynophagie, dysphagie douloureuse.
  • Risque de sténose peptique (rétrécissement de l’œsophage).

Prise en charge diététique

  • Alimentation non acide et non irritante.
  • Enrichissement protidique pour favoriser la cicatrisation.
  • Texture modifiée en cas de sténose (semi-liquide à liquide).
  • Apports hypercaloriques et hyperprotidique (1,2 - 1,5 g de protéines/kg).

Œsophagite caustique


Causes

  • Ingestion de substances caustiques.

Prise en charge diététique selon le stade

  • Stade 0 : Aucune lésion → alimentation normale.
  • Stade 1 (petites hémorragies) :
  • Phase aiguë : alimentation liquide (lait entier, bouillons, infusions).
  • Phase cicatricielle : semi-liquide → hachée molle.
  • Stade 2 (ulcérations, hémorragies) :
  • Nutrition parentérale initiale.
  • Progression alimentaire similaire au stade 1.
  • Stade 3 (nécrose, hémorragies importantes) :
  • Nutrition parentérale (repos digestif).
  • Sonde nasogastrique ou gastrostomie pendant 3 mois.
  • Progression alimentaire qualitative et quantitative.
  • Stade 4 (destruction de la paroi) :
  • Chirurgie (œsophagectomie, gastrectomie).
  • Nutrition par sonde de jéjunostomie.

Spécificités chez l’enfant

  • Stades 2 et 3 : 10 jours de nutrition parentérale totale, puis alimentation par sonde tutrice.
  • Adaptation des besoins nutritionnels selon l'âge.


Cancer de l’œsophage

Définition

Cancer de l’œsophage
Cancer grave de la filière aérodigestive supérieure, favorisé par l’alcool, le tabac et l’obésité. Touchant majoritairement les hommes de plus de 50 ans, il représente 5 % des cancers digestifs.

Cancer grave de la filière aérodigestive supérieure, favorisé par l’alcool, le tabac et l’obésité. Touchant majoritairement les hommes de plus de 50 ans, il représente 5 % des cancers digestifs.


Démarche de soin diététique : Objectifs

✅ Alimentation hypercalorique et hyperprotidique

✅ Besoin de cicatrisation post-chirurgie/radiothérapie

✅ Prévention de la dénutrition

Adaptation de la texture (éviter dysphagie et douleurs)

Fractionner les repas pour limiter la perte d’appétit

✅ Consommer boissons et CNO hors repas

✅ Adapter les quantités avec l’enrichissement

✅ Suivi de la nutrition artificielle si nécessaire


Prise en charge diététique par stade

Stade 1 :

🔹 Alimentation mixée (semi-liquide), non irritante, non acide

🔹 Apports : 1,2 à 1,5 g de protéines/kg

🔹 Exemples : bouillies, crèmes, viande moulinée, purées fluides, laitages

🔹 Enrichissement : poudre de lait, produits hypercaloriques/protéinés

Stade 2 :

🔹 Alimentation liquide, hypercalorique, hyperprotidique

🔹 Aliments : potages, laitages, jus de fruits enrichis

🔹 Compléments nutritionnels oraux (CNO) et possible nutrition entérale

Dernier stade :

🔹 Œsophage sténosé → alimentation impossible

🔹 Chirurgie nécessaire avec prise en charge nutritionnelle préopératoire

🔹 Réalimentation progressive post-op (quantité et texture adaptées)

🔹 Possibilité de nutrition entérale par gastrostomie/jéjunostomie

🔹 Cas de traitement palliatif possible







Gastrite

Définition

Gastrite
Inflammation de la muqueuse gastrique, aiguë ou chronique.

Causes :

🔸 Causes aiguës : AINS, alcool, produits caustiques

🔸 Cause principale chronique : Helicobacter pylori

🔸 Risques : carences en B12, fer, calcium (défaut de sécrétion HCl)

Prise en charge diététique

Gastrite chronique :

✅ Apports suffisants en énergie et nutriments

✅ Éducation alimentaire : éviter tabac et alcool

✅ Alimentation normocalorique et normoprotidique

✅ Adaptation selon diagnostic diététique

Gastrite aiguë :

🔹 Repos digestifdiète hydrique (1-3 jours)

🔹 Alimentation pauvre en fibres stricte → élargissement progressif

🔹 Éviter graisses, fritures, épices, vinaigre

🔹 Rythme personnalisé selon tolérance du patient

🔹 Importance de l’enquête alimentaire

Ulcère gastroduodénal

Définition

Ulcère gastroduodénal
Lésion plus ou moins profonde de la paroi gastrique/duodénale, due à la fragilité de la muqueuse.

Symptôme principal : douleur épigastrique post-prandiale

Prise en charge diététique

En crise :

✅ Traitement médicamenteux

Reprise alimentaire contrôlée en fibres, fractionnée, à texture modifiée

✅ Adaptation selon l’état général du patient

Hors crise :

🔹 Alimentation standard

🔹 Éviter restrictions excessives pour prévenir les carences


Autres traitements : Gastrectomie

Réalimentation post-opératoire

Phase initiale : alimentation parentérale exclusive, relayée progressivement par voie orale dès reprise du transit intestinal (J3-J4 en moyenne).

✅ Introduction progressive : alimentation semi-liquide, puis hachée, puis tendre, et enfin normale.

Apports énergétiques : hyperénergétique (facteur hypercatabolique de 1,2-1,3). Progression de 2 MJ à J1 avec augmentation de 1 MJ/jour selon tolérance.

Apports protidiques : hyperprotéinés (1,2 à 1,5 g/kg/j) pour préserver la masse musculaire et favoriser la cicatrisation.

Apport lipidique : normolipidique

Fractionnement des repas (4 à 6 repas/j) avec collations adaptées (ex : pain + fromage, yaourt + biscuit).

Éviter les sucres simples et les aliments liquides en excès pour prévenir le Dumping Syndrome.

Alimentation à long terme

🔹 Maintien du fractionnement (5 à 6 repas/j, voire 8 en cas de perte de poids).

🔹 Alimentation normo-énergétique ou hypercalorique en cas de malabsorption.

🔹 Complications possibles :

  • Syndrome du petit estomac : fractionnement, mastication lente, éviter boissons aux repas.
  • Dumping Syndrome : éviter sucres rapides, manger lentement, privilégier IG bas.
  • Carences nutritionnelles : supplémentation en fer, vitamine B12, calcium nécessaire.
  • 🔹 Adaptation alimentaire personnalisée selon tolérance et suivi diététique régulier.


Objectifs diététiques

  • Maintenir ou restaurer l’état nutritionnel, car les patients sont souvent dénutris.
  • Adapter l’alimentation aux traitements (effets secondaires de la chimiothérapie, conséquences de la chirurgie comme la gastrectomie).
  • Couvrir les besoins énergétiques malgré les complications fréquentes : anorexie, amaigrissement, dumping syndrome

Prise en charge diététique

🔹 Avant tout traitement :

  • Un bilan nutritionnel est essentiel pour évaluer le grade nutritionnel du patient et mettre en place une stratégie de renutrition si besoin.

🔹 En cas de chirurgie (gastrectomie totale ou partielle) :

  • Réalimentation progressive, en insistant sur le fractionnement des repas (6 à 8 petits repas/jour, 300 mL max par prise).
  • Association systématique d’un aliment protidique et d’un aliment glucidique.
  • Mastication importante pour améliorer la tolérance des repas.
  • Texture mixée au début, puis adaptation selon la mastication du patient.
  • Surveillance et adaptation en cas de difficultés à mastiquer.

🔹 Conséquences fonctionnelles post-chirurgicales (HAS 2011) :

  • Amaigrissement : prise en charge avec une alimentation hypercalorique et hyperprotéinée.
  • Déficit en vitamine B12 → supplémentation intramusculaire à vie (1 mg/mois).
  • Syndrome du petit estomac → petits repas fractionnés, mastication lente, éviter les boissons pendant les repas.
  • Dumping syndrome → éviter les sucres rapides, fractionner les repas, éviter les liquides au cours des repas.
  • Œsophagite par reflux biliaire → traitement médicamenteux nécessaire.
  • Diarrhées (vagotomie tronculaire) → prise d’antidiarrhéiques (lopéramide).

🔹 En cas de chimiothérapie et/ou radiothérapie :

  • Adapter l’alimentation aux effets secondaires du traitement : nausées, vomissements, mucites, altérations du goût…
  • Se référer aux recommandations spécifiques de prise en charge des toxicités liées à la chimiothérapie et à la radiothérapie.


Exemple de réalimentation

AET = 9,5 MJ

 il est indispensable de débuter à J1 de réalimentation avec :

  • un AET compris entre 2 et 3 MJ selon l’état général du patient en préopératoire et du type de gastrectomie ;
  • protéines comprises entre 10 et 15 g en moyenne.

J1 réalimentation = J4 postopératoire


Les pathologies digestives hautes : cavité buccale, œsophage, estomac

Les différentes pathologies

Reflux gastro-oesophagien (RGO)

Définition

RGO
Remontée passive du liquide gastrique vers l’œsophage. Pathologique lorsqu'il devient répétitif, prolongé ou symptomatique.

Causes principales

  • Inefficacité de la barrière anti-reflux due à :
  • Pression abdominale excessive (grossesse, obésité androïde).
  • Prise de certains médicaments (progestérone, AINS).
  • Problèmes mécaniques (diminution du tonus du sphincter, malformations congénitales).
  • Consommation excessive d'alcool, tabac et autres irritants.

Symptômes

  • Brûlures, régurgitations, dysphagie, hoquet, éructations.
  • Douleurs postprandiales, aggravées en position couchée ou en cas d'antéflexion.

Complications

  • Œsophagite peptique, sténose peptique.
  • Complications respiratoires (asthme, infections bronchopulmonaires) et ORL (laryngites, dysphonies).

Prise en charge diététique

  • Éliminer les causes alimentaires (alcool, caféine, gras, fibres en excès).
  • Fractionner les repas (4-5 par jour) pour limiter la distension gastrique.
  • Réduction pondérale en cas d'obésité.
  • Privilégier une alimentation de confort digestif.
  • Modifier l'environnement des repas : posture à table, vêtements amples, surélévation de la tête du lit.


Œsophagite

Œsophagite peptique (complication du RGO)


Symptômes

  • Douleurs aggravées, sialorrhée, odynophagie, dysphagie douloureuse.
  • Risque de sténose peptique (rétrécissement de l’œsophage).

Prise en charge diététique

  • Alimentation non acide et non irritante.
  • Enrichissement protidique pour favoriser la cicatrisation.
  • Texture modifiée en cas de sténose (semi-liquide à liquide).
  • Apports hypercaloriques et hyperprotidique (1,2 - 1,5 g de protéines/kg).

Œsophagite caustique


Causes

  • Ingestion de substances caustiques.

Prise en charge diététique selon le stade

  • Stade 0 : Aucune lésion → alimentation normale.
  • Stade 1 (petites hémorragies) :
  • Phase aiguë : alimentation liquide (lait entier, bouillons, infusions).
  • Phase cicatricielle : semi-liquide → hachée molle.
  • Stade 2 (ulcérations, hémorragies) :
  • Nutrition parentérale initiale.
  • Progression alimentaire similaire au stade 1.
  • Stade 3 (nécrose, hémorragies importantes) :
  • Nutrition parentérale (repos digestif).
  • Sonde nasogastrique ou gastrostomie pendant 3 mois.
  • Progression alimentaire qualitative et quantitative.
  • Stade 4 (destruction de la paroi) :
  • Chirurgie (œsophagectomie, gastrectomie).
  • Nutrition par sonde de jéjunostomie.

Spécificités chez l’enfant

  • Stades 2 et 3 : 10 jours de nutrition parentérale totale, puis alimentation par sonde tutrice.
  • Adaptation des besoins nutritionnels selon l'âge.


Cancer de l’œsophage

Définition

Cancer de l’œsophage
Cancer grave de la filière aérodigestive supérieure, favorisé par l’alcool, le tabac et l’obésité. Touchant majoritairement les hommes de plus de 50 ans, il représente 5 % des cancers digestifs.

Cancer grave de la filière aérodigestive supérieure, favorisé par l’alcool, le tabac et l’obésité. Touchant majoritairement les hommes de plus de 50 ans, il représente 5 % des cancers digestifs.


Démarche de soin diététique : Objectifs

✅ Alimentation hypercalorique et hyperprotidique

✅ Besoin de cicatrisation post-chirurgie/radiothérapie

✅ Prévention de la dénutrition

Adaptation de la texture (éviter dysphagie et douleurs)

Fractionner les repas pour limiter la perte d’appétit

✅ Consommer boissons et CNO hors repas

✅ Adapter les quantités avec l’enrichissement

✅ Suivi de la nutrition artificielle si nécessaire


Prise en charge diététique par stade

Stade 1 :

🔹 Alimentation mixée (semi-liquide), non irritante, non acide

🔹 Apports : 1,2 à 1,5 g de protéines/kg

🔹 Exemples : bouillies, crèmes, viande moulinée, purées fluides, laitages

🔹 Enrichissement : poudre de lait, produits hypercaloriques/protéinés

Stade 2 :

🔹 Alimentation liquide, hypercalorique, hyperprotidique

🔹 Aliments : potages, laitages, jus de fruits enrichis

🔹 Compléments nutritionnels oraux (CNO) et possible nutrition entérale

Dernier stade :

🔹 Œsophage sténosé → alimentation impossible

🔹 Chirurgie nécessaire avec prise en charge nutritionnelle préopératoire

🔹 Réalimentation progressive post-op (quantité et texture adaptées)

🔹 Possibilité de nutrition entérale par gastrostomie/jéjunostomie

🔹 Cas de traitement palliatif possible







Gastrite

Définition

Gastrite
Inflammation de la muqueuse gastrique, aiguë ou chronique.

Causes :

🔸 Causes aiguës : AINS, alcool, produits caustiques

🔸 Cause principale chronique : Helicobacter pylori

🔸 Risques : carences en B12, fer, calcium (défaut de sécrétion HCl)

Prise en charge diététique

Gastrite chronique :

✅ Apports suffisants en énergie et nutriments

✅ Éducation alimentaire : éviter tabac et alcool

✅ Alimentation normocalorique et normoprotidique

✅ Adaptation selon diagnostic diététique

Gastrite aiguë :

🔹 Repos digestifdiète hydrique (1-3 jours)

🔹 Alimentation pauvre en fibres stricte → élargissement progressif

🔹 Éviter graisses, fritures, épices, vinaigre

🔹 Rythme personnalisé selon tolérance du patient

🔹 Importance de l’enquête alimentaire

Ulcère gastroduodénal

Définition

Ulcère gastroduodénal
Lésion plus ou moins profonde de la paroi gastrique/duodénale, due à la fragilité de la muqueuse.

Symptôme principal : douleur épigastrique post-prandiale

Prise en charge diététique

En crise :

✅ Traitement médicamenteux

Reprise alimentaire contrôlée en fibres, fractionnée, à texture modifiée

✅ Adaptation selon l’état général du patient

Hors crise :

🔹 Alimentation standard

🔹 Éviter restrictions excessives pour prévenir les carences


Autres traitements : Gastrectomie

Réalimentation post-opératoire

Phase initiale : alimentation parentérale exclusive, relayée progressivement par voie orale dès reprise du transit intestinal (J3-J4 en moyenne).

✅ Introduction progressive : alimentation semi-liquide, puis hachée, puis tendre, et enfin normale.

Apports énergétiques : hyperénergétique (facteur hypercatabolique de 1,2-1,3). Progression de 2 MJ à J1 avec augmentation de 1 MJ/jour selon tolérance.

Apports protidiques : hyperprotéinés (1,2 à 1,5 g/kg/j) pour préserver la masse musculaire et favoriser la cicatrisation.

Apport lipidique : normolipidique

Fractionnement des repas (4 à 6 repas/j) avec collations adaptées (ex : pain + fromage, yaourt + biscuit).

Éviter les sucres simples et les aliments liquides en excès pour prévenir le Dumping Syndrome.

Alimentation à long terme

🔹 Maintien du fractionnement (5 à 6 repas/j, voire 8 en cas de perte de poids).

🔹 Alimentation normo-énergétique ou hypercalorique en cas de malabsorption.

🔹 Complications possibles :

  • Syndrome du petit estomac : fractionnement, mastication lente, éviter boissons aux repas.
  • Dumping Syndrome : éviter sucres rapides, manger lentement, privilégier IG bas.
  • Carences nutritionnelles : supplémentation en fer, vitamine B12, calcium nécessaire.
  • 🔹 Adaptation alimentaire personnalisée selon tolérance et suivi diététique régulier.


Objectifs diététiques

  • Maintenir ou restaurer l’état nutritionnel, car les patients sont souvent dénutris.
  • Adapter l’alimentation aux traitements (effets secondaires de la chimiothérapie, conséquences de la chirurgie comme la gastrectomie).
  • Couvrir les besoins énergétiques malgré les complications fréquentes : anorexie, amaigrissement, dumping syndrome

Prise en charge diététique

🔹 Avant tout traitement :

  • Un bilan nutritionnel est essentiel pour évaluer le grade nutritionnel du patient et mettre en place une stratégie de renutrition si besoin.

🔹 En cas de chirurgie (gastrectomie totale ou partielle) :

  • Réalimentation progressive, en insistant sur le fractionnement des repas (6 à 8 petits repas/jour, 300 mL max par prise).
  • Association systématique d’un aliment protidique et d’un aliment glucidique.
  • Mastication importante pour améliorer la tolérance des repas.
  • Texture mixée au début, puis adaptation selon la mastication du patient.
  • Surveillance et adaptation en cas de difficultés à mastiquer.

🔹 Conséquences fonctionnelles post-chirurgicales (HAS 2011) :

  • Amaigrissement : prise en charge avec une alimentation hypercalorique et hyperprotéinée.
  • Déficit en vitamine B12 → supplémentation intramusculaire à vie (1 mg/mois).
  • Syndrome du petit estomac → petits repas fractionnés, mastication lente, éviter les boissons pendant les repas.
  • Dumping syndrome → éviter les sucres rapides, fractionner les repas, éviter les liquides au cours des repas.
  • Œsophagite par reflux biliaire → traitement médicamenteux nécessaire.
  • Diarrhées (vagotomie tronculaire) → prise d’antidiarrhéiques (lopéramide).

🔹 En cas de chimiothérapie et/ou radiothérapie :

  • Adapter l’alimentation aux effets secondaires du traitement : nausées, vomissements, mucites, altérations du goût…
  • Se référer aux recommandations spécifiques de prise en charge des toxicités liées à la chimiothérapie et à la radiothérapie.


Exemple de réalimentation

AET = 9,5 MJ

 il est indispensable de débuter à J1 de réalimentation avec :

  • un AET compris entre 2 et 3 MJ selon l’état général du patient en préopératoire et du type de gastrectomie ;
  • protéines comprises entre 10 et 15 g en moyenne.

J1 réalimentation = J4 postopératoire

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